Subvenir aux besoins primaires des animaux

17 Aug 2020

Nous avons discuté, dans d’autres textes, de différentes façons d’aider les animaux en leur portant secours et dans certains cas, en leur prodiguant des soins particuliers (tels que la vaccination et autres formes d’assistance médicale). Nous considérerons ici deux autres manières d’aider les animaux non pas en procédant à des sauvetages mais en s’assurant de la satisfaction de leurs besoins primaires. Il s’agit premièrement de fournir des abris aux animaux de façon à ce qu’ils n’aient pas à subir les effets des conditions météorologiques hostiles. Il s’agit également de leur fournir de la nourriture et de l’eau lorsqu’ils en ont besoin. Ces actions doivent être menées prudemment de façon à ne pas être contre productives.

Notre section portant sur la situation des animaux dans la nature décrit certaines des circonstances hostiles auxquelles ils doivent faire face : conditions météorologiques, malnutrition, faim et soif. Certaines initiatives peuvent aider à lutter contre ces causes de souffrance et de mort chez les animaux.

Construire des abris pour les animaux

Nous considérons souvent comme acquis le confort résultant du contrôle que nous possédons sur notre environnement à l’intérieur de bâtiments. Il peut nous être difficile d’imaginer le fait de ne pas avoir accès à ces choses. C’est malheureusement très courant pour les animaux, qui ne disposent souvent même pas de structures rudimentaires pour les aider à maintenir leur température corporelle. Il convient de ne pas oublier que les conditions dans la natures ne sont pas nécessairement optimales : souvent rudes, elles peuvent causer de grandes souffrances aux animaux.

Il nous est par conséquent possible d’aider les animaux sauvages en construisant des abris ou autres structures. Celles-ci peuvent leur permettre d’échapper aux conditions météorologiques dangereuses et aux prédateurs. C’est là la raison pour laquelle beaucoup d’animaux se construisent des nids.1 Cela peut néanmoins leur prendre beaucoup de temps et ne pas résulter en des structures aussi solides que celles que nous pouvons fournir. Ainsi, construire des abris ou des nids préfabriqués est susceptible d’aider. Même les animaux ne construisant pas habituellement d’abris et ne les reconnaissant pas seront en mesure d’en bénéficier. Voir les animaux se servir de telles structures indique qu’elles leur sont utiles.

Ces structures, en permettant aux animaux de se cacher, peuvent les aider à éviter les prédateurs. Elles peuvent également servir de protection si les entrées sont trop petites pour que les prédateurs y suivent les proies. Il en va de même pour les animaux qui grimpent ou volent : les structures en hauteur peuvent être inaccessibles à leurs prédateurs. En plus de les protéger du vent, de la pluie et d’autres phénomènes climatiques, les structures peuvent aider les animaux y vivant à réguler leur température. À l’intérieur, la chaleur que les animaux dégagent leur est partiellement restituée car elle contribue à réchauffer la structure, elle n’est ainsi pas complètement perdue comme elle le serait en extérieur.2 De ce fait, l’accès à ce type d’abri peut facilement faire la différence entre la vie et la mort pour un animal.

La façon la plus courante de contribuer de la sorte est la construction d’abris à oiseaux. Ces structures permettent aux oiseaux d’élever leurs petits dans un environnement à l’abri des intempéries et des prédateurs.3 Il s’agit d’une pratique répandue et ce type d’intervention est bien documenté.

Vous pouvez trouver de nombreuses informations sur les meilleures pratiques relatives à la sélection et à l’entretien d’abris à oiseaux. Il est important de placer l’abri loin de tout endroit où les prédateurs pourraient y accéder. Une entrée n’étant pas trop grande est également importante de façon à éviter que les prédateurs puissent pénétrer dans l’abri. Il est également nécessaire de disposer des petits trous pour la ventilation et le drainage. Fournir une litière appropriée à l’intérieur de la boîte sera utile aux oiseaux qui en feront leur maison. Il est essentiel que les boîtes à oiseaux soient nettoyées après qu’une famille d’oiseaux ait fini de l’utiliser. Sans cela, les maladies et les parasites pourraient se propager à la famille d’oiseaux suivante.4

Des structures pourraient également être construites pour de nombreux autres animaux. Par exemple, les chauves-souris ont besoin d’un endroit chaud où dormir et hiberner en toute sécurité. Il a été constaté qu’elles se perchent sur des bâtiments humains lorsqu’elles en ont l’occasion. Il a également été constaté que les chauves-souris utilisant ce type de structure se portaient beaucoup mieux, selon un certain nombre de paramètres différents, que les chauves-souris perchées dans en milieux naturels.5 Nous pourrions construire plus de structures spécifiquement destinées aux chauves-souris ou leur permettre d’utiliser certains endroits au sein des bâtiments existants. Des boîtes spéciales pour les chauves-souris peuvent également être construites et installées dans les endroits appropriés. Comme les chauves-souris, les hérissons ont besoin d’un endroit sûr et chaud pour hiberner au cours de l’hiver. Des boîtes spécifiques peuvent être construites à cet égard. Il s’agit d’une option pour toute personne vivant dans les zones géographiques concernées.6

D’autres animaux vivant en milieu urbain tentent de s’installer à l’intérieur de bâtiments lorsqu’ils en ont la possibilité. Les pigeons, par exemple, nichent fréquemment à l’intérieur de bâtiments abandonnés.7 Nous pourrions les aider en leur permettant de le faire dans des espaces appropriés et en supprimant les obstacles tels que les pointes métalliques que les gens ont placés pour les empêcher de se percher dans certaines zones. Les écureuils, les merles et les souris des champs vivant dans les zones urbaines peuvent également être aidés.8

L’utilisation de réseaux de terriers artificiels pour lapins a été étudiée. Lorsque les terriers sont bien placés et bien conçus, ils sont fréquemment utilisés par les lapins et semblent leur être utiles.9 Cela suggère que ce type d’abris pourraient être construits afin d’améliorer la condition des lapins.

Une espèce de papillon, Acrobasis betulella, a pu être observée en train d’utiliser des rouleaux de feuilles créés par des scientifiques. D’autres espèces d’arthropodes de la région se sont également servi de ces structures.10 Celles-ci, comme nous l’avons expliqué, peuvent aider en offrant une protection contre les prédateurs et les intempéries. Plus de ces structures pourraient être fournies afin d’aider les arthropodes.

Aider les animaux affamés

Le manque d’eau et de nourriture est l’une des principales causes de souffrance et de mort dans la nature. Pendant les pénuries alimentaires, les individus ne succombant pas à la faim font l’expérience continue de la malnutrition, de la faim et de la soir.11 Dans de nombreux cas, il est parfaitement possible d’aider ces animaux. Il convient cependant d’être prudents. Nourrir certains animaux peut dans de nombreux cas conduire à un taux de reproduction plus élevé et à la mort (de faim) de d’avantage d’animaux plus tard. Cela peut être évité si l’alimentation des animaux est combinée à la prise de mesures pour que les animaux que nous sauvons de la mort ne se reproduisent pas.12 Cela peut se faire à l’aide de contraceptifs administrés aux animaux dont la vie a été sauvée, de sorte qu’aucun n’ait à mourir de faim et que leur population n’explose pas. Lorsque cette mesure n’est pas prise, nourrir les animaux peut être une mauvaise idée et causer plus de mal que de bien.

Il y a cependant des cas où cela ne se produit pas du fait d’autres raisons empêchant une population de croître (par exemple, un facteur limitant la disponibilité de la nourriture). Ainsi, dans ces situations, sauver certains animaux de la faim peut ne pas avoir l’effet négatif d’augmenter les souffrances futures. Plus important encore, certains animaux comme les grands herbivores ne se reproduisent qu’en petit nombre et ont tendance à mener des vies relativement bonnes. Si ces animaux ne sont pas présents, d’autres animaux (principalement de très petits animaux) mangeront la nourriture qu’ils auraient consommé. Ces petits animaux peuvent avoir des taux de mortalité élevés au début de leur vie. De ce fait, la quantité totale de souffrance existant au sein d’un écosystème est moindre en présence de grands herbivores. Ainsi, leur fournir de la nourriture est une bonne idée lorsqu’il existe des circonstances limitant la disponibilité des aliments, en cas de fortes chutes de neige ou de longues sécheresses, par exemple.

Enfin, il convient de noter que nourrir des animaux qui autrement mourraient de faim est un exemple faisable que beaucoup de gens peuvent comprendre et qui peut aider à lutter contre l’idée qu’il n’est pas possible d’aider les animaux dans la nature.

Les humains le font souvent même sans se soucier particulièrement du bien-être des animaux. Il arrive par exemple que des mangeoires soient installées par des chasseurs qui veulent attirer certains animaux pour les garder en vie et les chasser plus tard. Dans d’autres cas, les humains interviennent pour nourrir des animaux dans la nature même s’ils ne se soucient pas d’eux et agissent plutôt en vue d’objectifs de conservation, par exemple pour s’assurer de la préservation d’une espèce particulièrement attrayante pour l’homme.13 Pour atteindre ces objectifs , les animaux sauvages sont régulièrement nourris dans de nombreux endroits.

Dans certains cas, les humains répondent au problème des animaux mourant de faim dans la nature de façon inappropriée, en les tuant, par exemple. Ainsi, au Zimbabwe, des éléphants et des impalas ont été massacrés pour cette raison. Au Kenya, des zèbres ont été rassemblés afin d’être amenés à des lions pour qu’ils les mangent (cela a été fait pour des raisons économiques, afin qu’il y ait plus de lions pour plaire aux touristes). Cependant, il existe de nombreux autres cas dans lesquels des individus agissent de manière éthique en nourrissant des animaux affamés. Voici un exemple :

Des efforts pour aider les animaux sauvages sont également menés de façon traditionnelle dans certains endroits pour des animaux tels que les grands herbivores. Dans différentes communautés du nord de l’Inde, il existe une tradition de soins aux animaux dans la nature qui consiste notamment à leur fournir de la nourriture.

Beaucoup d’entre nous sont en mesure de sauver les animaux de la faim et de la famine. Voici quelques instructions de base expliquant comment procéder:

Conseils pour aider les animaux sauvages en hiver

Nous devons garder à l’esprit les précautions mentionnées ci-dessus, ce qui signifie que nous devons soigneusement évaluer quand agir pour aider les animaux afin d’éviter de futurs dommages dus à la croissance de leurs populations.

Prodiguer de l’eau aux animaux

Le manque d’accès à l’eau potable est une autre source de souffrance et un grave risque pour la santé et la vie des animaux. Nous pouvons ainsi leur venir en aide lorsqu’ils ont besoin d’eau : cela est souvent facile à faire. Certaines campagnes ont fourni de l’eau à des animaux errants, comme celle-ci en Argentine, menée par des militants antispécistes. Cela a également été fait dans la nature grâce à la création d’étangs et à la construction de roselières pour le nettoyage de l’eau.

Nous devons veiller à ne pas augmenter la souffrance des autres animaux en agissant de la sorte. Lorsque des étangs sont créés, certains animaux peuvent se noyer et cela peut augmenter le taux de reproduction de certains animaux qui en parasitent d’autres ou qui ont un très grand nombre de petits, tels que les moustiques et autres insectes. Cela peut mener à la mort d’un nombre exponentiel d’entre eux peu de temps après, faute de ressources.


Références

Bartoskewitz, M. L.; Hewitt, D. G.; Pitts, J. S. & Bryant, F. C. (2003) “Supplemental feed use by free-ranging white-tailed deer in southern Texas”, Wildlife Society Bulletin, 31, pp. 1218-1228.

Blecha, K. A. (2018) “Hunger mediates apex predator’s risk avoidance response in wildland–urban interface”, Journal of Animal Ecology, 87, pp. 609-622.

Boutin, S. (1990) “Food supplementation experiments with terrestrial vertebrates: Patterns, problems, and the future”, Canadian Journal of Zoology, 68, pp. 203-220.

Boutin, S. (2018) “Hunger makes apex predators do risky things”, Journal of Animal Ecology, 87, pp. 203-220 [consulté le 29 septembre 2019].

Brennan, O. (2018) “Feeding wildlife as a means of promoting animal welfare”, Wild-Animal Suffering Research, September 9 [consulté le 22 septembre 2019].

Brittingham, M. C. & Temple, S. A. (1988) “Impacts of supplemental feeding on survival rates of black-capped chickadees”, Ecology, 69, pp. 581-589.

Cannon, A. R.; Chamberlain, D. E.; Toms, M. P.; Hatchwell, B. J. & Gaston, K. J. (2005) “Trends in the use of private gardens by wild birds in Great Britain 1995–2002”, Journal of Applied Ecology, 42, pp. 659-671.

Catterall, C. P. (2004) “Birds, garden plants and suburban bushlots: Where good intentions meet unexpected outcomes”, in Burger, S. K. & Lunney, D. (eds.) Urban wildlife: More than meets the eye, Sidney: Royal Zoological Society of New South Wales, pp. 21-31.

Chamberlain, D. E.; Vickery, J. A.; Glue, D. E.; Robinson, R. A.; Conway, G. J.; Woodburn, R. J. & Cannon, A. R. (2005) “Annual and seasonal trends in the use of garden feeders by birds in winter”, Ibis, 147, pp. 563-575.

Chapman, R. & Jones, D. N. (2009) “Just feeding the ducks: Quantifying a common wildlife–human interaction”, Sunbird, 39, pp. 19-28.

Chapman, R. & Jones, D. N. (2011) “Foraging by native and domestic ducks in urban lakes: Behavioural implications of all that bread”, Corella, 35, pp. 101-106.

Dubois, S. & Fraser, D. (2013) “A framework to evaluate wildlife feeding in research, wildlife management, tourism and recreation”, Animals, 3, pp. 978-994 [consulté le 12 juin 2014].

Fleischer, A. L.; Bowman, R. & Woolfenden, G. E. (2003) “Variation in foraging behaviour, diet and time of breeding in Florida Scrub-Jays in suburban and wildland habitats”, Condor, 105, pp. 515-527.

Gammon, K (2019) “The weird ways animals use roads, buildings and power lines to their advantage”, Inside Science, February 19 [consulté le 9 novembre 2019].

Ishigame, G.; Baxter, G. S. & Lisle, A. T. (2006) “Effects of artificial foods on the blood chemistry of the Australian Magpie”, Austral Ecology, 31, pp. 199-207.

McKiernan, F.; Houchins, J. A. & Mattes, R. D. (2008) “Relationships between human thirst, hunger, drinking, and feeding”, Physiology & Behavior, 94, pp. 700-708 [consulté le 29 septembre 2019].

Miller, R.; Kaneene, J. B.; Fitzgerald, S. D.; Schmitt, S. M. (2003) “Evaluation of the influence of supplemental feeding of white-tailed deer (Odocoileus virginianus) on the prevalence of bovine tuberculosis in the Michigan wild deer population”, Journal of Wildlife Diseases, 39, pp. 84-95 [consulté le 17 août 2020].

O’Leary, R. & Jones, D. N. (2006) “The use of supplementary foods by Australian magpies (Gymnorhina tibicen): Implications for wildlife feeding in suburban environments”, Austral Ecology, 31, pp. 208-216.

Ottoni, I.; de Oliveira, F. F. & Yound, R. J. (2009) “Estimating the diet of urban birds: the problems of anthropogenic food and food digestibility”, Applied Animal Behaviour Science, 117, pp. 42-46.

Partridge, S. T.; Nolte, D. L.; Ziegltrum, G. J. & Robbins, C. T. (2001) “Impacts of supplemental feeding on the nutritional ecology of black bears”, Journal of Wildlife Management, 65, pp. 191-199.

Plummer, K. E.; Bearhop, S.; Leech, D. I.; Chamberlain, D. E. & Blount, J. D. (2013a) “Fat provisioning in winter impairs egg production during the following spring: A landscape-scale study of blue tits”, Journal of Animal Ecology, 82, pp. 673-682.

Robbins, C. T. (1983) Wildlife feeding and nutrition, Orlando: Academic Press.

Saggese, K.; Korner-Nievergelt, F.; Slagsvold, T. & Amrhein, V. (2011) “Wild bird feeding delays start of dawn singing in the great tit”, Animal Behaviour, 81, pp. 361-365.

Smith, B. L. (2001) “Winter feeding of elk in western North America”, Journal of Wildlife Management, 65, pp. 173-190.

Smith, J. A.; Harrison, T. J.; Martin, G. R. & Reynolds, S. J. (2013) “Feathering the nest: Food supplementation influences nest construction by Blue (Cyanistes caeruleus) and Great Tits (Parus major)”, Avian Biology Research, 6, pp. 18-25.

Southwick, C. H.; Siddioi, M. F.; Farooqui, M. & Pal, B. C. (1976) “Effects of artificial feeding on aggressive of rhesus monkeys in India”, Animal Behaviour, 24, pp. 11-15.

Sullivan, T. P.; Sullivan, D. S. & Krebs, C. J. (1983) “Demographic responses of a chipmunk (Eutamias townsendii) population with supplemental food”, Journal of Animal Ecology, 52, pp. 743-755 [consulté le 14 juin 2014].

Turner, J. W., Jr.; Liu, I. K. M.; Flanagan, D. R.; Rutberg, A. T. & Kirkpatrick, J. F. (2001) “Immunocontraception in feral horses: One inoculation provides one year of infertility”, Journal of Wildlife Management, 65, pp. 235-241.

Venkatachalam, M. & Sathe, S. K. (2006) “Chemical composition of selected edible nut seeds”, Journal of Agricultural and Food Chemistry, 54, pp. 4705-4714.

Ward, J. M. & Kennedy, P. L. (1996) “Effects of supplemental food on size and survival of juvenile Northern Goshawks”, The Auk, 113, pp. 200-208.

Wrangham, R. W. (1974) “Artificial feeding of chimpanzees and baboons in their natural habitat”, Animal Behaviour, 22, pp. 83-93.


strong>Références

1 Hansell, M. & Hansell, M. H. (2005) Animal architecture, New York: Oxford University Press on Demand.

2 Ibid.

3 Møller, A. P. (1989) “Parasites, predators and nest boxes: Facts and artefacts in nest box studies of birds?”, Oikos, 56, pp. 421-423.

4 Arrington, D. (2011) “What birds want in a birdhouse”, The Seattle Times, April 4 [consulté le 10 novembre 2019].

5 Lausen, C. L. & Barclay, R. M. (2006) “Benefits of living in a building: Big brown bats (Eptesicus fuscus) in rocks versus buildings”, Journal of Mammalogy, 87, pp. 362-370 [consulté le 14 septembre 2019].

6 Lincolnshire Wildlife Trust (2019) “Create a home for wildlife”, lincstrust.org.uk [consulté le 5 novembre 2019].

7 Goodwin, D. (1960) “Comparative ecology of pigeons in inner London”, British Birds, 53, pp. 201-212 [consulté le 14 avril 2019].

8 McCleery, R. A.; Lopez, R. R.; Silvy, N. J. & Kahlick, S. N. (2007) “Habitat use of fox squirrels in an urban environment”, Journal of Wildlife Management, 71, pp. 1149-1157; Gliwicz, J.; Goszczynski, J. & Luniak, M. (1994) “Characteristic features of animal populations under synurbization — the case of the Blackbird and of the Striped Field Mouse”, Memorabilia Zoologica, 49, pp. 237-244 [consulté le 1 juillet 2019].

9 Fernández-Olalla, M.; Martínez-Jauregui, M.; Guil, F. & San Miguel-Ayanz, A. (2010) “Provision of artificial warrens as a means to enhance native wild rabbit populations: What type of warren and where should they be sited?”, European Journal of Wildlife Research, 56, pp. 829-837 [consulté le 13 avril 2019]

10 Hansell, M. & Hansell, M. H. (2005) Animal architecture, New York: Oxford University Press, pp. 216-217

11 McNamara, J. M. & Houston, A. I. (1987) “Starvation and predation as factors limiting population size”, Ecology, 68, pp. 1515-1519. Holmes, J. C. (1995) “Population regulation: A dynamic complex of interactions”, Wildlife Research, 22, pp. 11-19. Zimmerman, D. (2009) “Starvation and malnutrition in wildlife”, Indiana Wildlife Disease News, 4 (1), pp. 1-7 [consulté le 19 octobre 2013]. McCue, M. D. (2010) “Starvation physiology: Reviewing the different strategies animals use to survive a common challenge”, Comparative Biochemistry and Physiology Part A: Molecular & Integrative Physiology, 156, pp. 1-18.

12 Kallander, H. (1981) “The effects of provision of food in winter on a population of the great tit Parus major and the blue tit P. caeruleus”, Ornis Scandinavica, 12, pp. 244-248 [consulté le 29 mai 2013]. Lott, D. F. (1996) “Feeding wild animals: The urge, the interaction and the consequences”, Anthrozoös, 4, pp. 232-236. Cooper, S. M. & Ginnett, T. F. (2000) “Potential effects of supplemental feeding of deer on nest predation”, Wildlife Society Bulletin, 28, pp. 660-666. Schoech, S. J.; Bowman, R. & Reynolds, S. J. (2004) “Food supplementation and possible mechanisms underlying early breeding in the Florida Scrub-Jay (Aphelocoma coerulescens)”, Hormones and Behavior, 46, pp. 565-573. Robb, G. N.; McDonald, R. A.; Chamberlain, D. E.; Reynolds, S. J.; Harrison, T. J. & Bearhop, S. (2008) “Winter feeding of birds increases productivity in the subsequent breeding season”, Biology Letters, 4, pp. 220-223. Orros, M. E. & Fellowes, M. D. E. (2012) “Supplementary feeding of wild birds indirectly affects the local abundance of arthropod prey”, Basic and Applied Ecology, 13, pp. 286-293. Plummer, K. E.; Bearhop, S.; Leech, D. I.; Chamberlain, D. E. & Blount, J. D. (2013b) “Winter food provisioning reduces future breeding performance in a wild bird”, Scientific Reports, 3 [consulté le 15 février 2014]. Jones, D. (2011) “An appetite for connection: Why we need to understand the effect and value of feeding wild birds”, Emu: Austral Ornithology, 111, pp.1-7 [consulté le 14 juin 2014].

13 Brittingham, M. C. & Temple, S. A. (1992) “Does winter feeding promote dependency?”, Journal of Field Ornithology, 63, pp. 190-194. Marion, J.; Dvorak, R. & Manning, R. E. (2008) “Wildlife feeding in parks: Methods for monitoring the effectiveness of educational interventions and wildlife food attraction behaviors”, Human Dimensions of Wildlife, 13, pp. 429-442.